AUTEUR

Valentin Auwercx

Il faut avoir un sacré melon pour écrire son autobiographie et, de surcroît, s’imaginer que des gens peuvent s’y intéresser. Mais, au risque de faire preuve d’immaturité, j’ai décidé de vous céder quelques-uns de mes pépins existentiels. Libre à vous de les écraser ou de les récolter.

J’ai 30 ans. Eh oui… Je fais partie de la Génération Y, des Millénials, de ceux qui jouaient aux pogs et à la Gameboy, qui avaient un minitel et un téléphone avec le fil entortillé. Les séniors penseront que je suis encore trop jeune pour avoir la prétention d’écrire de « bons livres », tandis que les juniors estimeront que je suis devenu trop vieux pour combler leur imagination. Me voilà donc dans une drôle de posture, le cul entre deux chaises – à la limite du mauvais polar et de la fantasy trop compliquée. Mais ça tombe bien, puisque je n’ai pas l’intention de m’assoir à une place précise. Mettez-moi là où il vous plaira, et c’est là que j’essayerai de vous surprendre. Fantasy, polar, SF, développement personnel, thriller… Il n’y a pas d’âge pour écrire, il n’y a que des circonstances, des expériences, et une bonne dose de vocabulaire. Vous pouvez donc jeter vos stéréotypes à la poubelle, ils ne feront que polluer votre discernement.

Par où commencer ? Ou plutôt, qu’est-ce que vous désirez savoir ? Que mon nom est d’origine flamande (Belge, pas flamant rose – je précise, au cas où…) ? Que je mange des pains au chocolat et non des chloclatine… Choclotanine… Chocolatine… Je n’arrive même pas à l’écrire, c’est pour dire… Que je ne suis pas capable de suivre deux conversations en même temps (eh oui, je ne suis qu’un homme) ? Non, je sais ! Vous voulez que je vous dise que j’ai commencé à écrire avec mon vomi Blédina, que la littérature est mon doudou baveux, et que ma passion me permet d’exprimer mes pulsions sanguinaires en trucidant mes personnages à travers mes livres (Meurs ! Gentil protagoniste ! Meuurs !). Euh, non. Pas vraiment, en fait. Je suis juste un type qui écrit parce qu’il adooore ça, mais aussi parce que des tas d’histoires se baladent dans sa tête (un sacré bordel !). Qui plus est, je suis aussi un type qui a des valeurs, et qui, parce qu’il les juge dignes d’intérêt, aime les partager dans de jolis feuilletages garnis d’encre.

Bon, c’est bien joli ce pavé, mais je n’ai pas toujours été comme ça – la chemise déboutonnée au col. Fut une période où Mônsieur se taillait une belle cravate sur internet. Mais cette période est révolue, comme tant d’autres. Je suis persuadé que nous évoluons chaque jour qui passe – que nous devenons sans cesse une meilleure version de nous-mêmes (c’est sans doute pour cette raison que j’écris cette 45e présentation). Mais là, tout de suite, je suis cet écrivaillon nantais qui partage sa vie avec Madame, Madame junior, et Madame junior junior. Celui qui a travaillé dans de nombreuses entreprises et a fini par oser vivre de sa passion. Tout simplement.

La cause de ce monde et celle d’un chacun me tient énormément à cœur. Si au début, je pensais que dénoncer nos tords à travers des histoires était la meilleure chose à faire pour alerter le plus grand nombre (par la dystopie, le thriller, la dark fantasy…), j’ai fini par réaliser que chacun se sentait déjà bien assez mal comme ça pour en rajouter une couche. C’est pourtant évident – on ne parle pas du choléra à quelqu’un qui a le sida. C’est pourquoi vous trouverez un avant et un après dans mes écrits – un pessimiste et un optimiste. Parce que je ne suis pas le même auteur qu’hier, et sûrement pas le même que demain.

Aujourd’hui, en 2021, je suis celui qui compte prendre soin d’un chacun pour qu’ensemble, nous contribuions au bonheur de tous.

Et vous, qui êtes-vous ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *